Sa Sainteté le Dalai Lama conseille aux dirigeants du Parti Communiste Chinois de se retirer du pouvoir avec dignité

Samedi 20 février 2010, par Communauté Tibétaine // Actualités

Le dalaï lama dit à Washington qu’il est temps pour le PCC de "se retirer avec dignité" le 20/2/2010 à 11h56 par AFP

Le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains en exil, a reçu vendredi à Washington la médaille de la Fondation nationale pour la démocratie (NED), une organisation à but non lucratif financée par le Congrès des Etats-Unis.

Le prix lui a été remis dans la Librairie du Congrès, au lendemain de la rencontre entre le dalaï lama et le président Barack Obama à la Maison Blanche, qui a provoqué la colère de la Chine.

"En faisant preuve de courage moral et de confiance en soi face à la brutalité, aux injures, il a donné l’espoir, non seulement à son propre peuple, mais aussi à tous les peuples opprimés du monde", a déclaré le président de la fondation, Carl Gershman avant de remettre la médaille au leader tibétain.

Le dalaï lama, 74 ans, a pour sa part exprimé son admiration pour la démocratie américaine, affirmant en revanche que le système chinois était voué à l’échec. "Je pense que le parti communiste chinois a fait beaucoup de mauvaises choses. Mais en même temps, ils ont largement contribué à faire une Chine plus forte", a-t-il déclaré. "Je dis parfois que le moment est venu pour le parti communiste de se retirer avec dignité", a dit, en anglais, le prix Nobel de la Paix 1989, ajoutant en riant que les dirigeants chinois seraient "furieux" de l’entendre parler ainsi.

Le chef suprême du bouddhisme tibétain s’est également qualifié de marxiste et s’est dit pour un modèle de société offrant de fortes protection sociales, ajoutant sur le ton de la plaisanterie : "J’ai parfois l’impression que mon cerveau est plus rouge que celui des leaders chinois".


Obama a remis au dalaï lama la copie d’une lettre de Roosevelt de 1942

le 20/2/2010 à 11h49 par AFP

Le dalaï lama a raconté vendredi sa surprise lorsque Barack Obama lui a remis, lors de leur rencontre à la Maison Blanche, une copie d’une lettre perdue qui lui avait été adressée en 1942 par l’ancien président américain Franklin Roosevelt.

Roosevelt, qui a dirigé les Etats-Unis entre 1933 et 1945, avait envoyé cette missive et une montre en or Rolex au futur chef suprême du bouddhisme tibétain, alors âgé de 7 ans, dans le cadre d’efforts visant à développer les relations diplomatiques le Tibet.

"A cette époque, mon seul intérêt était la montre envoyée en cadeau, pas la lettre", a plaisanté le dalaï lama, 74 ans, lors d’une cérémonie tenue en son honneur à Washington. "En fait, je ne sais pas où la lettre est passée. 68 ans plus tard, hier (jeudi), le président Obama m’a donné une copie de la lettre", a raconté le prix Nobel de la Paix 1989, visiblement ravi.

Le dalaï lama, en exil en Inde depuis l’échec d’un soulèvement contre Pékin en 1959, a fréquemment raconté l’histoire de cette montre, expliquant que le cadeau avait développé son grand intérêt pour la science.

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